On l’appelle la cicadelle africaine mais aussi « cicadelle chalumeau » tant ses grillures sur la vigne peuvent être exacerbées. 

 

Elle est vraisemblablement arrivée en Corse quelques années avant 2020, année où des symptômes significatifs et préjudiciables de grillures ont été constatés sur vigne sur la façade orientale corse. 

 

Ceux-ci, ont d’abord été attribués aux cicadelles vertes, Empoasca vitis, tout en faisant l’objet d’une inquiétude grandissante de la filière car leur fréquence et intensité étaient nettement plus importantes. 

 

Pour comprendre cette flambée des symptômes et envisager les moyens de lutte, la question de l’identification de l’insecte responsable s’est très vite avérée cruciale. 

 

En 2024, les travaux du CRVI ont permis l’identification officielle en Corse de Jacobiasca lybica (collaboration INRAE de Bordeaux).

 

La présente étude permet surtout de faire un point nourri sur les données bibliographiques à disposition mais il y est également évoqué brièvement l’unique programme de recherche en place à ce jour sur le territoire national : « Corcic’adelle » (projet scientifique sur 3 ans 2025-2028, sous l’égide d’Agrirelienza, en collaboration avec l’AREFLEC, l’ODARC et le CRVI, financé par le Feder )

 

Cet ouvrage représente une étape obligatoire pour l’information de la profession mais aussi la mise en route et le suivi du programme Cor’cicadelle. 

 

Les données recueillies par le CRVI dressent un véritable état de l’art de Jacobiasca lybica, elles traitent de sa biologie, de sa répartition mondiale, des espèces hôtes et symptômes sur vigne, de la dynamique des populations, des moyens de lutte et enfin des possibles conséquences sur moût…

 

Les informations collectées sont issues d’articles scientifiques ou de brochures techniques des pays où Jacobiasca lybica est déjà présente : aire native (Afrique) et zones colonisées : Italie, Espagne, Portugal…

Synthèse bibliographique à consulter